2022

Cinquième Édition

Interzone l’audacieuse persiste et signe une 5e édition au sein du centre-ville. En invitant sept artistes à réaliser en direct des murales qui s’ajouteront à son parcours évolutif, l’événement d’art actuel insiste sur le mélange des matières et des manières (peinture, sculpture, installation photo, assemblages 3D).

Un, deux, trois, quatre, cinq.

Elles étaient cinq.

Cinq artistes, femmes, puis deux, deux architectes aussi.

Une. Une ruelle.

Un clignement d’oeil... Et cinq. Cinq années sont passées.

Flashback:

2018, année racine. Interzone jaillit des craques du bitume et déploie ses ramifications dans les espaces placardés d’une ruelle de Shawinigan. Six oeuvres d’art, entre escaliers et poubelles. Un début. Une graine semée à même la crasse et le macadam.

2019, année bourgeon. C’est le printemps d’Interzone. Ça foisonne. L’art fleurit maintenant dans des espaces qui autrefois étaient anonymes, ignorés, gris. Les visiteurs sont au rendez-vous, encore plus nombreux à découvrir et apprécier ce nouvel espace urbain transitoire, cet improbable musée à ciel ouvert au coeur de la ville.

2020, année perce-neige. Suivant un premier long et froid hiver pandémique, Interzone renaît. Première floraison de culture depuis ce qui semble des siècles de confinement, l’évènement ramène la couleur, ensoleille la ruelle, gagne la rue et s’enracine définitivement dans le coeur des Shawiniganais.

2021, année bouquet. On récolte ce que l’on a semé. Collégialité, audace, fierté. Le jardin a bien grandi. La ruelle a littéralement un parfum d’art enivrant. Cette année-là, on pouvait y compter pas moins de vingt-cinq îlots de création.

2022, année fruit. Trouvant leurs marques dans ce qui feel un peu comme une ère nouvelle, les artistes de la cinquième édition d’Interzone en ont long à dire et beaucoup à montrer. Chacun ayant une pratique s’inscrivant dans une démarche qui lui est propre, ils construisent néanmoins, ensemble, l’Interzone.

Six, douze, dix-huit, vingt-cinq... Jusqu’à aujourd’hui, ce sont pas moins d’une trentaine d’artistes ou de groupes d’artistes qui ont contribué à la croissance de ce lieu fantastique hors de l’espace et du temps.

Peinture, sculpture, collage, photo, vidéo, art numérique... L’art urbain n’est pas différent de la société au sein de laquelle il se développe. Il est à la fois coloré et joyeux, en colère, engagé et profond. Il est hétérogène et hétéroclite, diversifié et vibrant.

Il est ce que nous sommes, et nous sommes art.

Fast foward:

Six, sept, huit, neuf, dix...

Longue vie à Interzone, aux artistes qui l’habitent, et à vous qui la faites vivre!

Émilie Duchesne, 2022